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Marie d'Anjou, auteure


Dissidents

Les Dissidents de Narbrocque — Extrait

 Une nation se consolide contre deux empires pour demeurer intègre. 

Lisez un premier extrait ! Le bref prologue de toute la saga est disponible ici comme mise en bouche. Donnez-vous ce plaisir !

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Prologue

Enterrement

« Un clan de corbeaux tous perchés dans un seul arbre.
Ils croassent et crient,
Plongent et survolent le sol.
Puis, un à un, ils s’envolent enfin.
Au pied de l’arbre, l’un d’entre eux git, mort.
Les corbeaux ne reviendront plus jamais ici. »
— Tiré des Annales de Narbrocque

La dernière odeur de la mort est celle de la chaux. Un corps exhumé de ses années en sol laisse les lambeaux de sa chair se fondre à l’humus. Il est réduit à son élément le plus décharné. L’os. Comme autant de charpentes pour la magnificence d’un palais, de nervures pour le panache d’un arbre. Ce corps est austère et ce corps n’est qu’ossements. Une jeune veuve plonge l’infinitésimal et dénaturé fragment de sa vie avec cet homme dans l’eau bouillante. La chaux blanchit et éradique les dernières traces de chair de son passage sur terre.

Il n’y a plus de charcutage sauvage ni griffades féroces sur lui et l’étreinte chaude d’un homme entier s’est effritée en poussière. Deux cent six os sont frottés, blanchis à la flamme puis enfin polis. La chair écharpée, rouge du sang évidé flots à flots, s’est égrainée dans la terramare. L’homme n’y est plus. Le rituel de la Blancheur se poursuit sur le palier entre montagnes et prairies, sur cet endroit réservé aux morts et leur silence, l’écho de leur mémoire et des caveaux parcourus de lierres pourpres. Il n’y a plus de souffle, mais un cri strident persiste dans sa tête.

La femme en deuil suit les conseils des ainés autour de l’autel de pierre blanche. Elle prépare les ossements de cet homme pour sa séparation finale. Un retour au sol, à la terre nourricière et à l’esprit de Caïa. Elle le libère de son lent détachement charnel pour mieux s’en départir. Cette deuxième sépulture incite les endeuillés à poursuivre une vie, tourner la tête vers l’avenir et affronter la douce amertume de l’univers. Les yeux de la veuve se posent sur ses deux enfants. Une fillette et un garçon dont le regard se calquait, avant, à celui de son père, à celui en miette sous ses doigts, en débris rompus par le temps et arrachés de ses entrailles comme la déchirure du parchemin de sa vie.

Elle tourne la tête. L’avenir coule comme l’eau et l’emporte malgré elle loin de lui. Alors, la jeune mère tourne la tête, se détourne de lui, mais son cœur s’ancre ici, sur sa montagne blanche, sur ce lierre rougeâtre en contraste avec la pâleur de la mort. La femme déglutit. Ses mains reforment l’esquisse de son corps et posent chaque os, chaque minéral immaculé sur le linceul. La mort est vide et elle laisse un froid encore plus vacant qu’un hiver.

Le soleil éclate son jour sur le palier des défunts et fait ressortir le blanc d’une cordillère enfouie sous l’humus riche, vert et noir de son épiderme. La veuve entend la musique d’une fête posthume, les rires nostalgiques d’amis et le murmure de leurs réminiscences comme autant de bruits blancs des rivières. La lumière franche du jour enflamme le roux de sa chevelure et creuse la cavité de ses yeux noirs. Le squelette est complet. Les nénies des pleureuses accompagnent la dépouille jusqu’au caveau où une énorme pierre ferme le monde des morts à celui des vivants. La femme délaissée se referme sur elle-même. Ses paupières se plissent au soleil, elle serre la mâchoire, dilate ses narines pour une brève inspiration. Il lui reste encore de cet homme, après trois années en sol, une lueur humide dans les yeux.

Extrait Les Dissidents de Narbrocque I. Marée montante

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Le ryalme de Narbrocque se forme de trois régions : la Narse, Cordalme et Sanglefroy. Si en Narse on retrouve une forte forêt boréale avec une façade touchant la mer, Cordalme se caractérise par d'immenses champs et de zones boisées. Sanglefroy, tout juste uni au ryalme, tranche de sa cordillère au sommet de glace. Créé avec World Machine

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Personnages

Venez rencontrer les personnages qui feront vivre cette histoire.

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Les Personnages

Personnages principaux

Merime à'Saël de Sanglefroy

Jeune veuve au début de la trentaine avec deux enfants en bas âge se voit s’unir à Miliac, du même âge, le dernier fils de la souveraine de Narbrocque, dans le but d’établir un lien durable entre deux nations. Elle a enterré son cœur avec son défunt mari, incapable de l’ouvrir à nouveau. Renfermée, rationnelle, voire froide, elle tisse très rarement des liens, mais ceux qu’elle entretient sont radicalement solides. Elle est loyale et dévouée là où elle a jugé une relation digne de la totalité de son être. Elle fera partie du conseil de Narse pour représenter sa contrée natale.

Miliac à'Jayen de la Narse

Il aurait mieux fait de naitre dans une famille modeste, selon lui, loin de la navigation houleuse entre les diplomates, les courtisans, les êtres qui dirigent le sort d’une nation. Ce mariage le pousse malgré lui à toucher graduellement à tout cet aspect hérité de sa vie. Propulsé dans les rouages de la cour, il apprend à mettre son grain de sel, à faire voir au-delà des murs du pouvoir ce que son peuple vit. Il le connait pour y vivre ses jours parmi eux, où il est apprécié puisqu’il est l’un des leurs, à sa façon. Il voyage beaucoup dans toutes les régions de ce jeune pays. Il apprivoisera ce fardeau parce que pour lui, l’essentiel, ce sont les êtres qui font vivre cette nation dont il est si fier.

Vièle Bern Darctier

Jeune femme à la lame agile et la langue franche, on pourrait la qualifier de garçon manqué où son éclosion en femme fera d’elle une guerrière inimitable. Sensible et à la fois farouche, son cheminement l’éloigne d’un rêve d’une vie de famille, mais la rapproche invariablement de son véritable destin. Peu à peu, elle se taille une place parmi les autres guerriers. Son instinct de survie est puissant, au-delà même de ce qu’elle aurait pu envisager… au point de la troubler.

Loec Colbarde Fesbré

Un jeune homme introverti, il apprend à connaitre le fer et le forger avec ingéniosité. Il découvre un alliage particulier qui fera sa renommée, mais aussi une différence cruciale pour sa nation lors de conflits armés. Orphelin de mère et très tôt de père, le jeune Fesbré navigue dans les aléas de la vie d’abord avec une idiote insécurité pour s’épanouir en homme sérieux où la vie de famille, qui lui manque tant, est un besoin central.

Bande-mystère

Bande-mystère

Une petite vidéo qui annonce la série.

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Bande-mystère


Coutumes

La Blancheur

Il s'agit d'un rituel de seconde sépulture en la région de Sanglefroy. Lors d'un décès, le corps du défunt est mis en terre de sorte que son corps soit repris par la nature au plus vite. C'est-à-dire, sans souci de conservation. Il est question seulement de garder le corps entier, à l'abri des charognards. Au bout de quelques années, lorsqu'il ne reste normalement que les os, le corps est exhumé par la famille et les proches. On lave alors les ossements dans une solution de chaux afin de nettoyer et blanchir le défunt.

Ce rite permet aux proches de finir le deuil associé à une mort. Il symbolise le détachement final, par sa décarnation, à la vie du défunt sur terre. Avec un grand respect, on reforme le corps en replaçant les os dans l'ordre, puis on le remet en terre, soit, le caveau familial. Pratiquée principalement en Sanglefroy, cette coutume est connue dans tout Narbrocque et est respectée.

Des histoires de fantômes ont pu voguer sur des récits de Blancheur non respectée ou mal accomplie, mais il est d'un accord implicite que ce rituel est plus important pour les vivants que pour les morts. Le défunt retournera à la terre, quoi que l'on fasse. Ce sont les vivants qui ont besoin de confronter la mort par sa disparition charnelle.

La Cloche

Au centre de chaque communauté se trouve une cloche. Cette cloche sert principalement à annoncer les alertes mais aussi les évènements. Selon les moyens de chaque communauté, la cloche peut être un simple objet résonant muni d'un marteau ou une cloche suspendue dans un beffroi. Quoi qu'il en soit, les différentes sonneries utilisées pour définir les évènements sont, elles, identiques dans tout le pays, et même au-delà. La conservation d'un code qui transcende les communautés est nécessaire puisque quiconque peut faire sonner la cloche et tout le monde doit reconnaitre le message, peu importe son bagage culturel.

Il est de coutume d'annoncer les unions, les naissances et les décès ainsi, mais on peut aussi faire une simple annonce à la communauté en faisant résonner l'appel pour attirer une foule. Quand les vents sont favorables, il arrive d'entendre la cloche d'une autre communauté si celle-ci est suffisamment proche. Une demande d'aide contre le feu, les pillards ou une annonce de maladie contagieuse peut ainsi résonner assez loin.

Le beffroi de Narse est le plus imposant. La charpente de bois est recouverte d'une tour de pierre du même style architectural que le palais. Cette tour contient la cloche principale, servant la communauté, mais aussi trois autres cloches plus petites sous-jacentes dont les cordes sont accessibles seulement aux carillonneurs. Ces cloches supplémentaires servent à la stratégie défensive de la cité qui envoient ses messages aux troupes, lesquelles répondent par des cors pour établir une description des évènements et les stratégies à accomplir.

Le Cautère

Le rituel du Cautère est celui où l'on marque les évènements frappants au cours d'une vie. Littéralement. Il s'agit de déchirer, bruler ou couper la peau, normalement sur le bras, de sorte qu'une cicatrice reste visible. L'évènement à marquer est à la discrétion de l'initié, il peut être heureux ou dramatique, du moment qu'il affecte une vie. Il est tabou de demander l'histoire d'une cicatrice, mais tout aussi impoli de ne pas écouter le récit si le porteur décide d'en faire part. Le respect de l'expérience de vie est ainsi traduit par les moments forts et non seulement par l'âge, bien que l'un suit généralement l'autre.

Il est plus facile de respecter un jeune avec plusieurs Cautères qu'un vieux avec presque rien. Les évènements souvent marqués sont les mariages, les deuils, les naissances, autres rites de passage comme la Primetière. Bien sûr, certains abusent et se font marquer pour des riens, seulement pour gagner en prestige, alors que d'autres gagneraient à en dévoiler plus. Ce rituel est interdit sur les enfants. Bien que la vie peut les mener très tôt dans son tumulte, ce n'est pas avant l'adolescence qu'un jeune peut décider par lui-même de se marquer.

Le Calendrier

L'année commence au solstice d'hiver, tout comme la vie qui commence en gestation, ce temps représente celle de l'année à venir. Les mois, au nombre de douze, se partagent les cycles des saisons. Le début d'une saison est marqué par une fête et un mois de quarante jours, s'ensuit la mi-saison, un mois de dix jours, pour clore avec un autre mois de quarante jours. Ainsi de suite jusqu'à la dernière semaine de l'année d'une durée variable de cinq ou six jours, au quatre ans.

Cette semaine, dite Intemporelle, est couronnée de festivités, de laisser-aller sociaux, d'oisiveté, parfois au point où l'on perd la notion du temps... L'année compte donc huit mois de quarante jours, quatre de dix, puis une dernière semaine variable. Huit comme dans les quatres points cardinaux et leurs intermédiaires. Cette méthode n'est pas la plus exacte, mais la notion du temps qui coule n'a pas la nécessité d'être précise pour les Narsques.

Les jours de la semaine portent encore leurs vieux noms, c'est-à-dire, en débutant par dimanche jusqu'au samedi, dimènegue, diluns, dimars, dimescre, dijaus, divenres, dicendre. Le au de "dijaus" est toujours une diphtongue (son double) en narsque, soit a-ou. Le "s" finalement est parfois conservé, parfois non, selon le locuteur. La diphtongue se fait de plus en plus rare en narsque, mais persiste un peu plus, par exemple, en Sanglefroy pour le graphème eau, prononcé io.

Dates importantes:
Seuille, solstice d'hiver : 1re boréale
Lueur, mi-hiver : 1re médiale
Éveil, équinoxe du printemps : 1re naquise
Soudure, mi-printemps : 1re gaillardise
Feu de camp, solstice d'été : 1re rivaine
Fleurine, mi-été : 1re sylvaine
Pénombre, équinoxe d'automne : 1re constante
Trespas, mi-automne : 1re stagnante
Intemporelle : Dernière semaine de l'an

La Chébalia

La chébalia est un rituel de régularisation sociale narsque. Le devoir incombe aux jeunes gens de s'assurer du consensus populaire et de manifester cette opinion à la ou aux personnes concernées. Lors d'un écart trop important des agissements de certains individus en rapport à ce qui est acceptable en société, la jeunesse narsque prend la responsabilité de divulguer au grand jour l'acte répressible et souligner le désaccord du reste de la population.

Littéralement, la chébalia veut dire mal de tête. Il s'agit de faire un tapage, nuit et jour, jour et nuit sur plusieurs jours, dans la cour de l'individu visé par cette désapprobation sociale. Les jeunes gens font valloir clairement le pourquoi de leur chébalia, avec l'appui de la population, et demande le rajustement de l'écart aux moeurs acceptables.

Ce phénomène social est organisé. On commence par suivre les rumeurs et l'opinion des gens dans les tavernes, les marchés ou autres lieux publics. On enquête à savoir si les médires sur un individu sont fondés, s'il y a des témoins. La réprimande doit être connue de tous et surtout consentie par tous. Puis, on fête dans le but de déranger, d'afficher le tort fait aux valeurs communes et souligner la limite de la tolérance culturelle.

La jeunesse libre de participer à une chébalia peut être des plus jeunes, avant leur Primetière, aux plus vieux, avant la vie de couple ou la venue d'un premier enfant. L'art de la chébalia est transmis de génération en génération, des plus expérimentés aux jeunots assez vieux pour ne plus nécessité la tutelle constante d'un adulte.

Les Lunes

En parallèle avec le calendrier narsque, le cycle des lunes marque l'année. Cette notion de temps est principalement utile aux femmes, pour qui leur fécondité prend la métaphore naturellement. La réitération des phases de la lune suit approximativement les phases de la femme, soit treize fois par an. Il n'est pas rare d'entendre les femmes parler de leurs phases, leur pleine lune ou le croissant pour préciser le temps de leurs règles. Bien qu'elles ne soient pas nécessairement synchronisées avec le cycle réel de la lune, l'analogie va de soi. La nouvelle lune devient le début de leur cycle, la pleine lune, une période féconde. Les hommes, pour des raisons évidentes, s'intéressent peu à ce parallèle, sauf si la situation les concerne directement. On compte une grossesse en lunes, soit dix, pour estimer le jour de la naissance. Non pas que l'on croit à une influence lunaire sur le corps de la femme, mais bien parce que des mois de quarante ou dix jours compliquent inutilement la vigilance porté au cycle.

La Dague de la mariée

Vieille tradition de plus en plus désuète, il était de coutume de donner à la nouvelle mariée un couteau. L'origine du geste doit être comprise dans une perspective historique. À Narbrocque, l'union libre des couples est pratique courante. L'engagement est aussi officiel qu'un mariage et est d'avis public lorsque le couple partage une vie commune, fonde une famille. Dans ce contexte, le mariage officialisé par l'État est un pacte entre deux familles, une alliance politique ou économique.

Ce sont surtout les nobles qui pratiquent cette forme d'union et le mariage en est plus souvent un de raison, les deux époux ne se connaissant peu ou pas. Il y avait autrefois beaucoup de pression sur le couple pour solidifier l'alliance et donner, dans la plupart des cas, un héritier. Il n'était pas rare d'entendre des histoires d'abus et même de viol à la nuit de noces. La Dague de la mariée a été introduite par les mères dont leur fils était à marier, donnant ainsi à leur belle-fille un moyen de défense, mais surtout l'assurance que leur fils n'était pas sauvage et rustre, puisque elles l'exposaient à des blessures, voire la mort. Tous les citoyens de Narbrocque savent se battre, par devoir.

Depuis, les Narsques ont instauré la règle d'un an pour atténuer la pression et permettre aux époux de faire meilleure connaissance. Les nouveaux mariés partagent pendant un an une vie commune et au bout de ce délai, il est possible, pour l'un comme pour l'autre, d'annuler. Bien entendu, ce système n'empêche pas le chantage, les manipulations ou toute autre magouille. Plus l'enjeu est grand, plus les moyens de pression peuvent prendre de l'importance. Il est encouragé de dénoncer de tels comportements qui seront perçus de mauvaise foi et pourrait mettre un terme prématuré à l'alliance recherchée.

À présent, la Dague est vue comme une tradition comique, amusante, le vestige d'un autre temps. Elle finit souvent dans le tiroir de la cuisine, parmi les autres couteaux, ou même sur le champ de bataille, dans la gorge de l'ennemi.

La Primetière

Rite de passage des jeunes à l'âge adulte. Pour le jeune homme, la mue de sa voix est un signe évident de sa maturité, pour la jeune femme, ses lunes. On attend vers l'âge de seize ans avant d'initier le jeune adulte parce que l'esprit aussi doit avoir mûri. À l'initié, on présente, sous forme de masques ou autres, les multiples facettes de ce que peut être un partenaire de vie. Il est question d'enseigner les pièges et aussi les embranchements possibles de différents types de relations. On sensibilise la jeune femme à veiller à son cycle et au jeune homme de prendre conscience de sa semence.

Les hommes seulement accueillent le garçon dans sa vie adulte et les femmes font de même pour les filles. À la fin de l'enseignement, on présente au jeune homme ou la jeune femme un dépuceleur, soit un professionnel spécialisé dans l'apprentissage de l'autre. Les familles mieux nanties offrent souvent plusieurs choix. Il n'est pas seulement question de perdre sa virginité, mais surtout d'explorer les différences du sexe opposé dans un contexte contrôlé et respectueux. Un aieuil accompagne la jeune personne tout au long de l'initiation. Conseils, réponses, mises en garde, son devoir consiste à offrir sa sagesse à l'adulte en devenir.

Ce rite est souvent suivi d'un Cautère, selon le désir de l'initié, même si l'adolescent peut déjà avoir commencé cet autre rituel. On demande aux jeunes femmes d'avoir suivi et compris leurs lunes avant l'initiation, mais il peut parfois arrivé qu'un enfant de la Primetière en découle. Les mesures prises sont à la discrétion de la famille, mais surtout de la jeune femme. Il n'est pas non plus improbable que le jeune ait déjà perdu sa virginité, soit aux suites d'abus, soit simplement par curiosité. Le rite sert surtout à l'enseignement de la sexualité et tous ses aspects.

Les Plororesses

Lors de funérailles, les plororesses accompagnent le défunt jusqu'à son dernier repos. Elles se lamentent, pleurent sur sa dépouille, vont parfois même jusqu'à crier le désarroi de cette mort récente. Leur rôle de pleureuses est de permettre à certains endeuillés de sortir de leur stupeur et d'exprimer sans retenue leur deuil. Que ce soit le chagrin, le désespoir ou la colère, même la libération, l'allègement d'une telle perte, la raison n'est pas importante. Pourvu que l'émotion sorte au moment où elle doit sortir, c'est-à-dire lors des funérailles.


Lexique

a-ar arm b-e f-k m-n o-r s-v

à'

Particule qui marque la descendance directe ou le lien héréditaire d'un titre. Ex.: Miliac à'Jayen, veut dire Miliac, fils de Jayen et héritier de celle-ci.

Le prénom du parent teneur d'un titre est utilisé pour former le nom de famille. Il peut aussi bien être celui d'une femme que d'un homme. Sans l'apostrophe, il n'y a pas marque de noblesse, mais d'adoption. Dans ce dernier cas, les noms de famille des parents adoptifs sont utilisés. On peut retracer la généalogie en déclinant les noms en succession. Ex.: Finac à'Miliac à'Jayen à'Nirac. (Finac, fils de Miliac, fils de Jayen, fille de Nirac.)

—ac

Suffixe qui servait probablement, anciennement, à marquer la filiation masculine. Variante possible -ec.

Amassaire

Le rituel du Cautère est celui où l'on marque les évènements frappants au cours d'une vie. Littéralement. Il s'agit de déchirer, bruler ou couper la peau, normalement sur le bras, de sorte qu'une cicatrice reste visible. L'évènement à marquer est à la discrétion de l'initié, il peut être heureux ou dramatique, du moment qu'il affecte une vie. Il est tabou de demander l'histoire d'une cicatrice, mais tout aussi impoli de ne pas écouter le récit si le porteur décide d'en faire part. Le respect de l'expérience de vie est ainsi traduit par les moments forts et non seulement par l'âge, bien que l'un suit généralement l'autre.

Il est plus facile de respecter un jeune avec plusieurs Cautères qu'un vieux avec presque rien. Les évènements souvent marqués sont les mariages, les deuils, les naissances, autres rites de passage comme la Primetière. Bien sûr, certains abusent et se font marquer pour des riens, seulement pour gagner en prestige, alors que d'autres gagneraient à en dévoiler plus. Ce rituel est interdit sur les enfants. Bien que la vie peut les mener très tôt dans son tumulte, ce n'est pas avant l'adolescence qu'un jeune peut décider par lui-même de se marquer.

Trait de personalité guidé davantage par l'instinct, l'impulsion. On parle souvent de sagesse innée, de connaissance naturelle des choses, voire même parfois de précognition. La découverte rare d'enfants sauvages, abandonnés dans la nature et ayant survécus par eux-mêmes, est un exemple d'amassaire pur.

Extrait de Spéculations sur la question : « Les Amassaires sont de ceux, liés à Caïa par leurs entrailles, qui goutent sa sagesse à l’état brut. Rares sont les purs, sans raisonnement ni émoi nécessaires, qui suivent cette voie sans faillir. »

Ancien

Tribus de nomades descendants des premiers peuples de Narbrocque. Ils ont préféré garder le mode de vie de leurs ancêtres, soit la vie en nature, sans technologie ou très peu. Ils forment de petits groupes sur la contrée, toujours en mouvement, s'arrêtent parfois près des agglomérations pour le troc. Les Anciens parlent encore la vieille langue, celle qui s'est mélangée au narsque pour donner la couleur linguistique de ce pays. Les Narsques sont issus d'eux.

Annales de Narbrocque

Un vieux recueil qui tient note de chaque observation rapportée par les Oculiers, dans la mesure du possible. Il ne s'agit pas tant d'une compilation historique, mais plutôt philosophique. La mise à jour des annales se trouve de plus en plus complexe à éxécuter.

Arbres de Caïa

On retrouve un peu partout à Narbrocque des lieux avec trois poteaux, ou autres stèles, marqués des symboles de l'eau, la terre et de l'os, respectivement. On consulte ces lieux lors d'un questionnement difficile, ou d'une cérémonie, pour mettre la lumière sur les forces variées de l'esprit et guider un choix. L'Arbre des Mathesmes est la manifestation concrète du rationel. Son élément est l'eau, pur et sans dilution. L'Arbre des Amassaires est celui de l'instinct, représenté par l'os, intransigeant et cru. L'Arbre des Cordisaures, lui, souligne les sentiments, les émotions. L'élément est la terre, source de vie, de créativité.

L'accord des trois forces de l'esprit permet une résolution équilibrée. Si les réponses sont en tiraillement, l'option souhaitée est donc à reconcidérer, voire rayer, car elle ne permet pas l'équilibre de l'esprit. Le choix sera donc le mauvais.

Armoiries

Les armoiries de la Narse sont un emprunt direct aux armes de Jayen à'Nirac. C'est sous son règne que les trois régions indépendantes, la Narse, Cordalme et Sanglefroy, ont été unifiées pour ne former qu'une seule nation. L'écu est décrit ainsi: « de sable à la barre d'argent, accompagnée de deux glocques de même ». La devise : « De la mer, du roc ou de la plaine ».

Le glocque est le meuble principal de la famille ryale de la Narse. Il est leur emblème et représente pour eux la polyvalence, la ténacité et la ruse. Ce symbole est donc promu à tout Narbrocque par la volonté de Jayen à'Nirac, ce qui ne fait pas nécessairement l'unanimité dans toutes les régions.

Les armoiries de Sanglefroy sont très anciennes. Elles remontent au temps de la migration en montagne, du moins aussi vieille que la construction de la cité de Bord-Loppe. On retrouve ces armoiries gravées dans le palais de la cité. Malgré l'alliance, elles demeurent le blason de la région.

On décrit l'écu de Sanglefroy ainsi: « D'argent au loppe hurlant de sable, embrassé-ployé à dextre de gueules ». Le loppe est leur emblème, par la crainte qu'il inspire mais aussi par sa fascination. On devine l'origine ancienne de ce peuple par la présence d'un verbe tombé en désuétude dans leur devise : « Acharné comme le loppe jusqu'à esperdre mes racines dans le roc ».

Celles de Cordalme, sont, quant à elles, plus récentes. « Parti de sinople mi-coupé à senestre de fer et de pourpre avec un arbre arraché d'argent brochant sur le tout ». Plusieurs Cordalmants prétendent que le vert de leur blason représente la richesses de leur terres cultivables. Le gris serait les mines de sel et le pourpre, l'abondance de minéraux. Bien que rien dans les livres anciens ni les archives affirment une telle interprétation, on dénote par cette rumeur la fierté du peuple de Cordalme pour sa patrie.

Le meuble de l'arbre sur le tout de l'écu évoque pour beaucoup l'importance d'une fondation solide qui permet l'éclosion et le tonus d'un peuple. La devise de Cordalme soutient cette théorie. « Les racines comme la coiffe, profondes et larges. Immuables. ».

Ce n'est que plus tard que les armoiries de Narbrocque se fusionnent pour mieux représenter la nouvelle nation. Le symbolisme des trois régions est repris dans un but plus égalitaire, suggérant l'origine de ce nouveau pays par la Narse en tête, Cordalme en second et la finale par Sanglefroy. Certains prétendent même y voir là le parfait équilibre des trois forces qui régissent les êtres, soit le Mathesme par le meuble du glocque, le Cordisaure par l'arbre et l'Amassaire par le loppe. L'écu se décrit comme suit: « Tiercé en barres, au 1 de sable, au glocque d'argent, au 2, de sinople, à l'arbre arraché d'argent, au 3, de gueules, au loppe hurlant d'argent. »

Baslande / Bassate

n.p.f. /bas.lãd/ C'est le ryalme au sud de Narbrocque, une civilisation fortement matriarcale. Les Bassates, habitants de la Baslande, ont pour bonne habitude d'accepter et de respecter les coutumes d'autrui. Leur capacité à se fondre dans le décor ne les empêche pas, par leurs paroles mielleuses, d'arriver à leur fin malgré tout. Leur accent est sec et rugueux, mais elles ont une facilité à apprendre d'autres langues, la leur étant très complexe. Leur vie culturelle est influente partout où elles posent pied.

Elles semblent ouvertes au premier contact, mais on se rend compte à force de les côtoyer qu'elles ne laissent pas les étrangers s'approcher trop près. Les Bassates ont gagné la réputation d'être manipulatrices et hypocrites pour cette raison.

Caïa

Simplement dit, la mère nature. La spiritualité narsque pourrait être désignée comme animiste. Caïa, la nature, l'univers entier, se manifeste en chaque chose et chaque être comme un tout. Il n'existe pas de culte à proprement parlé de Caïa, on la maudit comme on la vénère dans toute sa complexité. Elle n'a pas de partie pris et demander sa faveur est vain.

L'équilibre est son mécanisme, la perpétuité, son but. La création et la destruction sont les extrêmes de toute sa splendeur. Tout vient de Caïa et tout y retourne. Les Anciens croient que le coeur des êtres contient toute l'expérience acquise au cours d'une vie. Manger le coeur des animaux est tabou, puisque l'on prive Caïa de cette sagesse.

Cordisaure

Trait de personalité dirigé par l'empathie, les émotions, le ressenti. Ce sont des personnes très sensibles aux autres, à leur propre désir, la clareté de leurs sentiments.

Extrait de Spéculations sur la question : « Les Cordisaures sont de ceux, liés à Caïa par leur cœur, qui goutent son émoi à l’état cru. Rares sont les purs, sans raisonnement ni sagesse nécessaires, qui suivent cette voie sans faillir. »

Esvire

Homme ou femme de main, engagé(e) pour son épée et son professionalisme qui suit des règles strictes et honnorables pour la défense de biens ou de personnes.

Extouve

n.f. de étuve. Sauna narsque, sans vapeurs. Lieu de relaxation, mais surtout d'hygiène. Les températures froides d'hiver ne permettent pas l'utilisation d'un bain sans risque sévère pour la santé. L'extouve est une cabane de bois souvent juxtaposée à la maison. Elle comprend une pièce pour s'assoir dans la chaleur rayonnantes des pierres rouges et une autre pour le bain froid. Une alternance entre les deux sections, d'une durée de quelques minutes, permet un nettoyage en profondeur des pores de la peau. Les grandes cités de Narbrocque offrent des extouves publiques, séparées pour les hommes et les femmes, aussi appelés bains publics.

Les femmes narsques s'approprient l'extouve lors d'un accouchement. Le lieu est propice à la santé de la mère comme de l'enfant. Il n'est pas rare d'y rester quelques jours, voire une semaine. L'extouve offre une température constante et stable, ce qui aide le nouveau né dans ses premiers jours fragiles. Les bains froids sont délaissés pour une eau tiède, les séances plus courtes de quelques minutes.

Férides

Pluie de météores observables annuellement, en hiver. Leur nom vient du vieux verbe ferir.

Ferir

Vieux verbe encore d'usage en narsque, se compose comme courir, qui veut dire toucher sa cible. Ex. je fers, j'ai feru, je ferissais.

Flanc-volte

n.m. Vent du sud qui monte le long des montagnes de Sanglefroy et qui virevolte dans ses crevasses. Aussi, n.p., communauté au nord de Sanglefroy

Froque

n.f. Manteau traditionnel de la région de Sanglefroy, la froque est faite de fourrure, un large col sur les épaules que l'on rabat par temps froid ou venteux et se referme par un long pan droit sur le devant. Souvent portée avec un chapeau cylindrique, sans bordure ni rabats, typique de la région.

Grain

Unité monétaire narsque. Anciennement un sac de grain.

Higrain

L'higrain est une plante médicinale se trouvant en montagne. Ses feuilles sont consommées en infusion ou mâchées pour contrer le mal des montagnes. Les fruits sont aussi parfois écrémés et appliqués sur des blessures pour accélérer la cicatrisation, particulièrement après la cérémonie d'un Cautère.

Kønnhin

n.f. /køni:n/ Titre de la souveraine bassate.

Mathesme

Trait de personalité davantage poussé vers la raison, la logique, l'intellect. Il s'agit de personnes très rationnelles dans leur rapport à toute chose. Les autistes sont considérés comme les seuls purs mathesmes.

Extrait de Spéculations sur la question : « Les Mathesmes sont de ceux, liés à Caïa par leur esprit, qui goutent sa connaissance à l’état absolu. Rares sont les purs, sans émoi ni sagesse nécessaires, qui suivent cette voie sans faillir. »

Maryale

Monryal, m.s. Mesriaux m.p. Mesryales, f.p. Titre de majesté par la juxtaposition du possessif et du substantif.

Métrié

Le métrié est un arbre à l'écorce très épaisse, parcourue de sillons profonds. Le bois de l'arbre, comme son écorce, est noir et ses anneaux concentriques sont gris-beige. La couleur des feuilles s'apparente au vert des conifères étant donné la concentration élevée en chlorophylle. Cette concentration permet à l'espèce de garder ses feuilles plus longtemps que ses confrères feuillus au changement de saison. Les feuilles changent de couleur plus tard à l'automne et finissent par tomber en général aux premières neiges.

Le métrié muri rapidement, une vie courte d'une cinquantaine d'années. Gracile, son tronc reste petit, mais il peut atteindre une dizaine de mètres avant d'arriver au bout de son âge. C'est un bois dur qui en fait un bon matériau de mobilier, apprécié pour sa couleur et sa rapidité de croissance. L'odeur du métrié qui brule est légèrement sucrée et embaume souvent la fête de l'Intemporelle.

Miardi

n.m. Vent dominant de la Narse qui passe d'est en ouest, de la mer jusqu'aux terres.

Noise

Le ryalme de la Noise se trouve au nord de Narbrocque, leur civilisation fondée sur un patriarcat sévère. Les Noises ont la réputation d'être arrogants, envahissants et considèrent les autres pays souverains comme leur cour arrière. Par contre, leur parole est sans détour ni double entendre. Ce qu'ils disent est ce qu'ils font. Et ils font ce qu'ils disent.

La langue noise semble douce au son, ses «r» roulés en charment plusieurs et rappelle l'accent de Sanglefroy. Bien que sa prosodie soit très musicale, sa poésie et sa prose sont presque inexistantes dans les faits. Les rares poètes sont plus appréciés en dehors de leur pays, dans une autre langue.

On décrit souvent les Noises comme des rustres, des bougres sans aucune délicatesse ni finesse. Hors de leurs frontières, ils se tiennent entre eux, ne s'intéressent pas trop aux autres, claniques. Pour gagner leur respect, il faut faire ses preuves.

Oculier

De ocu- pour oeil, les érudits de Narbrocque sont des observateurs de la nature. Ils entretiennent la bibliothèque de Narse où les copistes et les scribes travaillent sur les Annales de Narbrocque. Leur analyse continue forge la philosophie narsque depuis longtemps. Leur croyance principale est que les morts, végétaux, animaux, humains, voire minéraux, redonnent à Caïa leur expérience et elle se traduit par l'évolution des êtres. L'observation, donc, de cette manifestation est primordiale.

Les mises à jour de leurs observations, suite à de nouvelles données, est plus que bienvenue. Leur principe ne s'inscrit pas dans l'immobile, mais dans le perpétuel changement duquel se détache les tendances de la loi naturelle, confirmant leur croyance. La tâche est très ardue pour garder à jour leurs ouvrages.

Oste

Élite de guerriers de plus haut prestige. Ce titre est donné aux champions, aux héros de l'armée, ou autres combattants qui se sont distingués par la maitrise de leurs armes mais surtout leur dévotion. Une scarification sur une joue est marquée au fer en signe de reconnaissance. Devise: « La mort m'a frôlé et m'a laissé froid devant elle. »

Pattes blanches

Surnom donné aux rebelles noises suite à leur première bataille contre les leurs.

Pic

Le jeu de Pic est un jeu de couteau. Il consiste à piquer la lame entre chaque doigt, étendus sur une surface plane et stable, puis devant la main entre chaque coup. Il y a trois rondes de trois tours chacun, sans intermède. D'abord lent, puis plus vite et enfin de façon infernale. Si un coup est sauté, répété, ou si on se pique un doigt, la partie est terminée. Le gagnant est celui qui dure le plus longtemps, ou encore jusqu'à la fin, avant l'autre. La troisième ronde n'ayant pas de rythme précis, l'avantage est au plus rapide.

Dans les tavernes, il est courant de faire payer un verre au perdant et de gagner un peu de sous à l'occasion. Le nom fait référence à la pointe du couteau, mais aussi, certains prétendent, aux doigts de la main couchés comme des montagnes. Le jeu La Darctier est une variante du Pic.

Ryal -e, -aux

Titre suprême de noblesse, souverain, roi. Vient de royal, déformé en réal, puis ryal. Le sous-ryal est le titre donné aux anciens monarques de Cordalme et Sanglefroy. Ils conservent leur autorité sur leur région réciproque, mais répondent au ryal de Narse pour les affaires à l'échelle nationale.

Ryalme

Région monarchique narsque dirigée par un ryal. Déformation de l'ancien mot royalme, royaume.

Rexis

n.m. Titre du souverain noise.

Saultbanque

/solt.bãk/ Saltimbanque. Noisisme d'usage en Narse.

Septenze, otoze et neuze

Dix-sept, dix-huit et dix-neuf respectivement, en vieux narsque où le système vicésimal était la norme avant de se confondre avec une base décimale. Cordalme demeure le seul endroit où l'on peut encore entendre ces vestiges.

Sied

n.m. Siège tissé comme un hamac, porté par deux hommes, pour permettre le déplacement plus aisé du passager en faisant la demande dans les rues verticales de Bord-Loppe. Les Froysanglés de toutes classes évitent souvent avec orgueil ce moyen de transport en considérant comme paresseux, l'usager. Il est tolérable pour un ainé d'en user, de jeunes enfants, mais le choix n'est en rien une marque de prestige. L'objet et sa perception ont donné naissance à une expression typique de la région : prendre le sied veut dire choisir la voie facile.

Tondre ses moutons en hiver

Expression de Cordalme qui veut dire ne pas envisager l'avenir autre que dans l'immédiat. Si la laine tondue en hiver permet de garder au chaud dans un besoin pressant, les bêtes, elles, risquent d'en pâtir. Le berger insoucieux a de fortes chances de se trouver sans laine aux prochains hivers.

Torsaïeux

/tɔrzajø/ Interjection injurieuse. De tort aux aïeux, on trouve aussi la forme raccourcie torsail.

Vasse

Interjection familière, voire injurieuse. De névasse, il signifie bourbier, pétrin ou, de façon moins rude, merde. Ex: Quelle vasse! Sale vasse!


Bibliothèque de Narse
Pavillon de Narse

À propos...

...des Dissidents

Une alliance. Deux contrées, cousines de mœurs et d’origine, s’allient par le sang pour former une nation plus forte. Narbrocque se consolide sous le poids de plus en plus palpable d’une guerre entre deux empires à couteaux tirés depuis des siècles. La marée de leur haine ancestrale monte et menace le balancier précaire de son imminent effondrement. Un mariage politique, l’appel au ban, la montée des armes… à l’échelle des êtres, ces changements ébranlent leur quotidien, leurs rêves et leur avenir. Narbrocque se doit de réussir cette alliance dans le seul but de demeurer intègre.

Mais toujours, la marée monte.

Progression des vagues

I. Marée montante

réécriture

II. Jusqu'à l'amer

1er jet complété

III. Femmes de sel

1er jet complété

IV. Contremarée

1er jet en cours (50%)

À propos...

...de l'auteure

Quelques études multidisciplinaires plus tard et quelques déplacements de lieu de résidence, l'auteure revisite le panorama et les parfums de ses enfances pour imaginer l'univers des Dissidents. Inspirée de la Côte-Nord (Qc) où elle a grandi, la région de la Narse tente de véhiculer la même rudesse sauvage et la beauté nordique. Les Appalaches dessinent Cordalme et les Rocheuses canadiennes (sans pourtant les avoir vues), Sanglefroy.

Après plusieurs projets avortés au fil des ans, c'est avec les Dissidents que l'écriture plus mûre de l'auteure trouve enfin l'histoire qui persiste sous sa plume et qui s'entête à vivre. Un travail de longue haleine qui demande autant d'inspiration que de bottages de fesses. C'est avec cette histoire que le métier rentre enfin, loin du romantique « poète la tête dans les nues », mais bien celui de l'écrivain devant l'écran à pondre des phrases nulles qui, un jour retravaillées, sauront plaire. Espère-t-on. ;)


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